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 QU’EST CE QUE LE SYNDROME DES ARTICULAIRES POSTÉRIEURES ?

Cette pathologie, qui se manifeste par une forte douleur lombaire, est causée par l’arthrose, c’est-à-dire par une dégradation progressive et liée à l’âge des cartilages qui recouvrent les extrémités des os. Dans votre cas, cette dégénérescence touche particulièrement les petites articulations vertébrales, à l’arrière de la colonne lombaire.

Parce que l’articulation entre les vertèbres devient difficile, d’importantes douleurs apparaissent dans le bas du dos, à chaque mouvement impliquant la partie lombaire de la colonne : étirement du dos vers l’arrière, piétinements, rotation du bassin, passage de la position penchée à debout, ou de la position assise à debout, etc. Le lever du matin est particulièrement ardu : on parle de blocage matinal tant les patients doivent parfois attendre une ou deux heure(s) avant de pouvoir se lever.

POURQUOI OPÉRER ?

Seul un acte chirurgical peut faire taire les douleurs croissantes dont vous souffrez. Celle qu’on vous propose aujourd’hui est la moins invasive.

L’arthrose n’ayant pas encore atteint les disques qui séparent vos vertèbres ni entraîné de déformations osseuses, les nerfs moteurs qui passent par la colonne (les nerfs sciatiques et cruraux notamment) ne sont pas compressés. De ce fait, vous ne présentez pas de douleurs liées à un pincement des racines des nerfs qui passent au veau de la colonne lombaire. Les chirurgiens préfèrent donc éviter les opérations lourdes, et les risques qui y sont inhérents. D’autant qu’ils disposent aujourd’hui d’une technique peu invasive pour supprimer la douleur lombaire dont vous souffrez : la thermocoagulation ou rhizolyse lombaire. Celle-ci, percutanée, ne nécessite pas d’inciser la peau ou de manipuler des vertèbres. Elle présente donc très peu de risques de complications.

Si votre chirurgien vous la propose aujourd’hui, c’est qu’il juge que cela permettra de supprimer à long terme votre douleur lombaire, ou au moins de la réduire.

Les infiltrations qu’on vous a prescrites jusqu’ici, c’est-à-dire l’injection directe d’un anesthésiant et/ou de corticoïdes au niveau vertébral douloureux, ont permis une amélioration transitoire de vos douleurs : à chaque fois, la douleur est revenue au bout de quelques temps. Mais comme elles ont quand même eu un effet transitoire, en soulageant la douleur sur le coup, c’est que votre chirurgien ne s’est pas trompé sur le niveau à thermocoaguler.

Seule contre-indication à la thermocoagulation : le port d’un dispositif qui, comme les stimulateurs cardiaques ou pacemakers, sont électrosensibles. En effet, cette technique utilise un courant électrique qui, même s’il est est appliqué de façon très localisée, va traverser tout le corps, donc les appareils qui pourraient s’y trouver.

QU’EST CE QU’UNE THERMOCOAGULATION LOMBAIRE ?

La thermocoagulation lombaire, aussi appelée rhizolyse lombaire, est un geste chirurgical très peu invasif. Réalisé par voie percutanée, il vise à détruire le nerf responsable de la transmission de la douleur au cerveau, afin de supprimer définitivement cette information.

L’acte chirurgical est réalisé en ambulatoire. Vous ne serez pas sous anesthésie générale, mais sous sédation, c’est-à-dire qu’on vous aura donné un sédatif, par perfusion, pour vous relaxer et légèrement vous endormir. Une anesthésie locale sera éventuellement appliquée en complément.

Vous serez allongé(e) sur le ventre. Sous contrôle radiologique, votre chirurgien introduira quatre fines aiguilles creuses, dites « canulées », à travers votre peau, jusqu’à atteindre la zone d’arthrose à traiter, et en particulier le rameau nerveux responsable de la douleur. À travers ces aiguilles, il/elle passe des électrodes.

Dans un premier temps, il fait circuler entre elles un faible courant, de quelques millivolts, pour vérifier qu’aucun nerf important (notamment les nerfs sciatiques ou cruraux, qui commandent les mouvements et la sensibilité des membres inférieurs du corps) ne se trouve à proximité. Si l’un d’eux réagit, en faisant bouger une jambe, c’est qu’il est trop près : les aiguilles sont replacées.

Vient ensuite l’acte chirurgical lui-même : votre chirurgien fera passer un courant électrique entre les électrodes, pour brûler le rameau nerveux responsable de la douleur. Après avoir appliqué une chaleur de 80°C pendant 90 secondes, les aiguilles sont retirées. Vous pourrez rentrer chez vous dès votre réveil.

SUITES POST-OPÉRATOIRES

Pourquoi cela ne doit pas vous inquiéter ?

Comme vous l’avez compris, la thermocoagulation ne nécessite pas d’ouvrir la peau pour accéder au rachis. Vous n’aurez pas plus mal qu’après une piqûre. Et l’absence d’anesthésie facilitera votre réveil. Vous pouvez donc rentrer chez vous sans risque.

Non seulement, vous pourrez rentrer chez vous juste après votre réveil, mais vous n’aurez aucune précaution particulière à prendre. Il n’y aura pas besoin de soins de pansements, vous pourrez vous doucher tout de suite, conduire, faire du sport…

Votre chirurgien vous prescrira néanmoins des séances de kinésithérapie, pendant quelques semaines ou mois selon votre cas, pour ré-entraîner à l’effort les muscles associés à votre rachis lombaire. À cause de la douleur préopératoire, vous aviez sans doute réduit vos mouvements, ce qui a pu entraîner une perte musculaire et un raidissement de la colonne.

Pourquoi la douleur peut persister ?

Le taux de succès de la thermocoagulation est de 60 à 70 %. Dans les autres cas, la douleur pouvait être multifactorielles.

Si la douleur persiste, c’est que les lésions d’arthrose sont trop importantes, ou qu’il y avait aussi une douleur d’origine discale ou une instabilité intervertébrale (mouvements anormaux entre deux vertèbres) associés à votre syndrome. Parfois, la thermocoagulation permet de calmer suffisamment la douleur pour retarder une opération plus lourde.

Pourquoi existe-t-il un risque exceptionnel d’atteintes nerveuses?

Le courant appliqué à travers les électrodes vise à brûler à 80°C pendant 90 secondes les tissus qui se trouvent à la pointe de l’aiguille. Si celle-ci est trop proche du nerf sciatique ou du nerf crural, qui commandent les mouvements et la sensibilité des membres inférieurs du corps, le courant peut les irriter.

C’est pourquoi, avant de passer le courant électrique à travers les électrodes, votre chirurgien fera d’abord passer un courant plus faible, de quelques millivolts. Si la jambe est stimulée et se met à bouger, c’est que les nerfs qui la commande sont trop proches. L’aiguille et son électrode sont donc déplacées. Cette précaution limite considérablement le risque d’atteinte nerveuse.

Pourquoi existe-t-il un risque exceptionnel de problème lié à la sédation ?

Les sédatifs sont des médicaments et, comme tous les médicaments, ils peuvent entraîner des réactions, notamment au niveau pulmonaire, cardiovasculaire ou neurologique.

Au moindre symptôme inhabituel, il faut en avertir votre chirurgien ou l’anesthésiste.

Pourquoi existe-t-il un risque exceptionnel de petite brûlure ?

Le passage d’un courant électrique à travers les électrodes peut être responsable de micro-brûlure au niveau du trou d’aiguille.

Cela ne sera pas grave, juste gênant pendant quelques jours.

Pourquoi existe-t-il un risque de récidive des douleurs?

La thermocoagulation vise à supprimer la transmission de l’information douloureuse au cerveau, mais elle ne traite pas la cause de cette douleur. L’arthrose est toujours là.

Si les douleurs reviennent exactement de la même manière, c’est qu’il y a eu une repousse nerveuse : le message de la douleur peut de nouveau être transmis au cerveau. C’est peu fréquent mais possible.

À noter : l’arthrose continuant à progresser, elle peut être responsable de dégradations cartilagineuses en d’autres points de l’organisme.

Pourquoi subsiste-t-il un faible risque d’infection nosocomiale ?

Une infection nosocomiale est une infection contractée dans un établissement de santé (hôpital, clinique…) alors qu’elle était absente au moment de l’admission du patient. L’infection est généralement considérée comme nosocomiale si elle se déclare au minimum 48 heures après l’admission. Si elle apparaît avant un tel délai, on considère qu’elle était en incubation lors de l’entrée dans l’établissement. Inversement, en fonction de sa nature, elle peut se révéler plusieurs semaines, voire plusieurs mois, après les soins responsables.

La principale source de contamination, dans le cas d’une infection nosocomiale, est le patient lui-même et non l’environnement hospitalier ou le personnel. Le plus souvent, le patient est infecté par ses propres germes au cours de certains soins invasifs (actes chirurgicaux, sondage urinaire, respiration artificielle…). Dans les autres cas, se sont les soignants qui sont des vecteurs de transmission.

D’après une étude de l’Institut national de veille sanitaire (InVS) datant de 2012, un patient hospitalisé sur vingt (5%) contracte une infection dans l’établissement où il est soigné. Mais le risque est variable selon le profil du patient, les soins pratiqués et la durée du séjour.

Le profil du patient : Les plus de 65 ans, les nouveau-nés (en particulier les prématurés), les polytraumatisés et les grands brûlés sont les plus à risque. Paradoxalement, certains traitements peuvent également favoriser la survenue d’une infection nosocomiale (antibiotiques qui déséquilibrent la flore des patients et sélectionnent les bactéries résistantes, traitements immunosuppresseurs…).

Les soins pratiqués : Les infections sont plus fréquentes lors d’actes opératoires où les gestes invasifs sont nombreux (ouverture prolongée de la peau, fil profond, matériel mis en place, intubation, sonde urinaire, pose d’un cathéter…).

La durée du séjour : Le risque d’infection nosocomiale est diminué par 15 chez les patients hospitalisés entre 2 et 7 jours par rapport à ceux dont l’hospitalisation dure de 30 à 89 jours. Dans le cas d’une chirurgie ambulatoire (prise en charge sans hébergement et d’une durée maximale de 12 heures), même si aucune étude scientifique ne l’a encore démontré, le risque serait encore réduit.

La prévention, au cœur des préoccupations des établissements de santé.

Des Comités de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN), sont intégrés dans les Commissions médicales d’établissement. Leur fonction est d’améliorer les conditions d’hygiène et de prévention en fonction des données de surveillance et des progrès médicaux. Il s’agit notamment d’appliquer des protocoles d’hygiène et de soins précis avant, pendant et après chaque geste chirurgical. Soignants, patients et visiteurs doivent respecter les mesures d’hygiène et d’asepsie dictées par l’établissement.

Il est à noter, qu’il ne faut pas confondre une infection du site opératoire (nosocomiale) avec des aléas de la cicatrisation. Un défaut de cicatrisation ou la désunion secondaire d’une cicatrice opératoire peuvent devenir la porte d’entrée d’une infection, mais habituellement non nosocomiale dans ces cas.

Pourquoi existe-t-il toujours un risque de complications exceptionnelles non prévisibles ou non connues ?

Toute intervention chirurgicale comporte un certain nombre de risques bien identifiés sur lesquels une information précise vous a été communiquée par votre chirurgien. Mais des complications exceptionnelles ne sont ni toutes prévisibles ni même toutes connues.

De la même manière que les activités de votre vie contiennent des risques que vous ne pouvez pas toujours anticiper, il en est de même pour une intervention chirurgicale malgré les soins constants dans l’amélioration de la gestion des risques.

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